Seneçon…

Cette année, il y a une zone de mon jardin que j’ai laissée sauvage. Les plantes, installées là par nos soins ou non, poussent ainsi librement. Dans ce massif, une plante s’est avérée pousser en grand nombre. Après quelques recherches, j’ai pu découvrir qu’il s’agissait de Séneçon.20170625_130347[1]

Je ne suis pas assez experte en botanique pour être parfaitement certaine de la variété de ce séneçon, mais tout porte à croire qu’il s’agit du Senecio jacobaea, le Séneçon jacobée.

Face à cette profusion de fleurs à venir, je n’ai bien entendu pas pu m’empêcher de me demander si je pourrais les exploiter pour mes expérimentations tinctoriales!

Les livres que j’ai à ma disposition, dont je vous parlerais prochainement, ne me permettant pas de répondre à cette question, je réalisé quelques recherches sur Google, pour y trouver quelques vagues mentions aux propriétés tinctoriales du spécimen vulgaris… C’était suffisant pour me donner envie de faire l’expérience!

Alors vous me direz, et vous auriez un peu raison, faire sa première fois sur une plante dont on est pas sûre des effets, sans trop savoir comment s’y prendre, ni avec quoi… c’est un peu risqué!

Mais qui ne tente rien n’a rien, n’est-ce pas? C’était plus fort que moi, mon esprit expérimentateur ayant déjà pris le contrôle…

J’ai donc trouvé une recette de base pour la teinture de la laine avec de la verge d’or. Mordancée à l’alun.

Il allait s’agir, maintenant, de s’en inspirer pour réaliser une teinture sur coton…

Je vous laisse découvrir la fiche expérimentale:

Seneçon infographie

La bonne nouvelle, c’est que j’ai obtenu un résultat!

Non, parce que bon… c’était ma première fois, alors je n’étais sûre de rien!!

Du coup, j’étais très contente, et je vous laisse voir le résultat:

Senecon 17_07_17.png

En haut, il s’agit des échantillons non mordancés (échantillons témoins), et en bas, des échantillons mordancés à l’alun. A gauche, c’est la flanelle de coton; au milieu, le drap; à droite l’étamine coton/polyester.

A l’origine, les tissus sont blancs légèrement écru pour le drap de coton, et écru/naturel pour la flanelle et l’étamine.

J’avais utilisé les mêmes textiles échantillons pour mon premier essai avec le bois de campêche alunisé. Comme cette fois-là, la flanelle a fortement absorbé la couleur, avec un rendu plus prononcé que sur les deux autres. L’étamine, qui contient du polyester, a pris la teinte de manière beaucoup moins uniforme.

Avec le recul sur cette première expérience, ça me chagrine qu’il n’y ai quasiment que du coton. J’aimerais, à l’avenir, réaliser des essais sur des matériaux supplémentaires. La laine, la soie et le lin, notamment. Le lin, parce que c’est une matière que j’aime travailler en couture. La soie, c’est plus par curiosité, car je vois dans les livres qu’elle ne prend pas du tout la couleur de la même façon (et le mordançage semble se faire à froid!).

D’ailleurs, je vous prépare actuellement un article sur le vaste sujet du mordançage. Il y a tant à découvrir sur le sujet! J’espère pouvoir vous le publier prochainement.

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